La libération des personnes LGBTQ fait partie de libération des femmes

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La Marche mondiale des femmes (MMF) a inspiré des milliers de femmes à prendre des mesures pour nos droits et notre autodétermination. Alors que nous continuons à construire un mouvement féministe mondial, la question du lien entre le mouvement pour la libération des femmes entrelacés avec les mouvements sociaux pour la libération des personnes qui sont Lesbiennes, Gays , Bisexuels et Transgenres (LGBT) [1]et Queer[2] (Q) a surgi comme un domaine d’importance cruciale où nous devons s'efforcer d'établir l'unité et la solidarité[3]. Ceci est une question théorique essentiel que nous, débattons et développons  depuis longtemps,  au sein des mouvement de base de la gauche américaine, ainsi que d'une question de programme pour les organismes de coordination nationaux, où il y a des campagnes actives pour soutenir les droits et le bien-être des personnes LGBTQ et celui des personnes non-binaire[4].

À Grassroots Global Justice Alliance (GGJA), l'organisme nationale de coordination de la MMF aux États-Unis , nous offrons cette brève dissertation avec l'espoir de partager nos expériences et notre analyse afin d'encourager la poursuite du dialogue au sein des membres, de nos alliés , et aussi de la MMF . Au niveau continental, ce document est venu à la demande de Sandra Morán, co-coordonatrice de la MMF des Amériques, après avoir participé à la tournée pour la « Récupération des féminismes au sein de la base » aux États-Unis, en juillet 2014. Beaucoup de nos membres et de nos leaders qui s’identifient avec la communauté LGBTQ et comme des personnes avec le sexe non-conformé (le genre non-binaire) s’interrogeaient sur leur rôle et leur participation à la MMF. En tant que tel, nous avons partagé la position actuelle de la MMF sur la lesbophobie[5], et nos membres ont identifié la nécessité de s’engager dans un dialogue et  un processus d'éducation sur les enjeux LGBTQ dans la MMF.

Dans le contexte des mouvements sociaux aux États-Unis, il y a eu une longue lutte pour la libération de la communauté LGBTQ qui a grandi aux côtés de la lutte pour la justice raciale et les mouvements féministes. La résistance de la communauté LGBTQ remonte jusqu’aux années 1950, mais les Émeutes de Stonewall de 1969 - où les noir, les Latinos, les lesbiennes blanches, les hommes homosexuels,  et les drag-queens ont résisté contre un raid de la police au Stonewall Inn à New York - est souvent considéré comme un tournant décisif qui a lancé les mouvements de la libération LGBTQ aux États-Unis. Dans les moments historiques les plus cruciaux et importants aux États-Unis, les voix principales pour la libération LGBTQ ont été celles des noirs, des féministes Latina et des asiatiques, qui résistaient simultanément des luttes profondes de la classe d’ouvrière pour la libération nationale de leur peuple. Seulement plus tard, serait-il devenu largement entendu qu’une mère lesbienne, noire,  et de la classe ouvrière se ressent comme une personne, vivant à l'intersection des identités multiples et des fronts d'attaque qui sont connectés les uns aux autres. Elle n'a pas à séparer ses luttes primaires de son être et de ses expériences vécues. Audre Lorde, June Jordan, Barbara Smith, Gloria Anzaldúa, Angela Davis et bien d'autres ont fait partie de la tradition des femmes américaines de couleur et de féminisme radical qui ont renforcé la conscience autour du concept de «l'intersectionnalité[6]» et qui reliaient ces fronts de lutte des mouvements sociaux du  secteur politique gauche aux États-Unis.

Basé sur notre expérience aux États-Unis, il y a trois points principaux que nous aimerions partager avec d'autres organes nationaux de coordination de la MMF:

  1. Nous croyons que la fondation matérielle et idéologique de l’hétérosexisme[7], la lesbophobie[8],l’homophobie[9], et la transphobie est le développement du patriarcat capitaliste.
  2. Nous comprenons que les luttes de personnes LGBTQ de couleur fait partie intégrante de l'approfondissement de notre combat contre le patriarcat.
  3. Nous reconnaissons le rôle que le gouvernement Américain, les entreprises capitalistes, et les institutions sociales jouent dans la fomentation de la haine et de la violence envers les communautés LGBTQ dans les pays du Sud. 

1. Nous croyons que la fondation matérielle et idéologique de l'hétérosexisme, la lesbophobie , l'homophobie , et la transphobie est le développement du patriarcat capitaliste.

À l’Organe national de coordination américaine, nous avons utilisé la définition suivante du patriarcat :

Le patriarcat est la domination structurelle des femmes fondée sur la super exploitation des femmes, lesquelles sont désignés comme biens matérielles, renforcée par l'État. Le patriarcat s’occupe d’organiser les relations humaines de toutes sorte, telles les relations « familiales », à travers lequel la tête de la « famille », désigné père, possède sa femme, ses descendants, des biens matérielles, du bétail, des fonctionnaires, des serfs et des esclaves (féminins et masculins). Le patriarcat précède le capitalisme, et façonne la société dans son ensemble. Le patriarcat est le cadre pour la domination et  l'oppression des homosexuels, des queer, et des personnes trans*, et pour le retard de développement des hommes.  Le patriarcat, avec l'exploitation des colonies / les nations opprimées, et l’exploitation de la nature, est la base de l'accumulation capitaliste. 

Au fond, la base matérielle et idéologique de l'hétérosexisme, la lesbophobie, l'homophobie, et la transphobie est le développement du patriarcat capitaliste. Les premiers stades de développement capitaliste exigeaient une classe possédante qui accumulait la richesse grâce à la propriété foncière, l'exploitation des travailleurs, et le labeur invisible des femmes. Au sein des communautés indigènes de l’Amérique du Nord, avant l'expansion du capitalisme et du colonialisme, il y a eu d'autres exemples d'expressions plus variés et étendu du sexe (plus que de féminine et masculine) tels que les concepts des personne « bi-spirituelles » dans certaines communautés autochtones en Amérique du Nord, et des identités « muxe » dans les communautés zapotèques au Mexique . La binarité de genre rigide dans laquelle nous vivons aujourd'hui est profondément enracinée dans les rapports de classe économique du capitalisme, dans la suprématie du peuple blanc, et aussi dans la création d'une classe capitaliste, composée  d’homme blanc, qui repose sur l'exploitation des femmes et des ouvrier.ères , et de l’exploitation du travail et de la richesse des pays du Sud.

La binarité de genre est une construction artificielle qui sert à rendre invisible le labeur des femmes à travers la classification du sexe et du genre dans deux formes distinctes, opposées et déconnectés--masculin et féminin. Ces constructions étroites ont un impact terrible sur les personnes de genre non-binaire, et en fait, ne reflètent pas les expériences réelles de la plupart de l'humanité. La famille nucléaire renforce le patriarcat à travers des lois qui privilégient le mariage hétérosexuel, et à la possession de propriété à travers une personne mâle «chef de famille ». L’hétéronormativité (l'idée que l'hétérosexualité est la norme, et que tout le reste n’est pas normal) est un pilier central du patriarcat et du concept binaire du genre de «femme» et «homme».

Lian Hurst Mann membre avec le Centre pour les Stratégies Communautaire et du Travail à Los Angeles et de GGJ, a contribué à l’éclairement du sujet de comment les gens LGBTQ menacent l’hégémonie idéologique du mariage monogame hétérosexuel qui est la clé de l'exploitation économique des femmes d’au moins deux façons :

  1. les partenaires romantiques de même sexe peuvent rompre  avec la notion de famille nucléaire, qui agit toujours comme une cellule économique pour la reproduction de la société et une cellule sociale fondamentale qui maintient l'exploitation des femmes.
  2. Les personnes trans*,  en elles-mêmes, quelle que soit la configuration des relations sexuelles et romantiques - menacent les concepts essentiel  à la base de l’idéologique patriarcale que: a) le sexe est déterminé biologiquement ; et b) il n'y a que deux sexes biologiques (mâle et femelle) et que deux genres (masculin et féminin).

«Les faits que les personnes queer et trans* continuent à sortir du placard et d’annoncer leur identités sont des affirmations persistantes des variations de la sexualité humaine, etceci défient la notion que l'hétérosexualité est la seule existence humaine naturelle. »[10]

Dans son livre Sister Outsider[11](Sœur étrangère), Audre Lorde affirme même : «Ce besoin de donner un nom inexact et d’ignorer les lesbiennes noires vient d'une crainte très réelle que les femmes qui sont ouvertement identifiés comme femmes noires et  qui ne sont plus dépendantes des hommes pour leur autodéfinition peut ainsi réorganiser toute concept des relations sociales.»

La violence extrême et la discrimination systématique que vivent les lesbiennes, les homosexuels, les hommes et les femmes bisexuelles, les personnes trans* et les personnes de genres non-binaires ou non-conformes, plus l’expression de l’identité de genre ou de l’orientation sexuelle d’une personne s’éloigne du modèle traditionnel plus le violence augmente; celle-ci est perçue comme une menace pour le concept de la construction de la famille nucléaire, et   comme une menace pour la division sexuelle du travail dans le capitaliste mondial- Nous sommes témoins de cette violence internationalement. 

2. Nous comprenons que les luttes des personnes LGBTQ de couleur fait partie intégrante de l'approfondissement de notre combat contre le patriarcat.

Les personnes du communauté LGBTQ  continuent à lutter pour leur survie quotidienne aux États-Unis et dans le monde entier - pour l'emploi, les soins de santé et d'autres éléments de base de la vie, en particulier les personnes qui sont à la fois queer, de la classe ouvrière,  et des personnes de couleur. Ainsi, nous croyons que les femmes LGBTQ de couleur sont directement touchées par les quatre champs d'action de la Marche mondiale des femmes (MMF) : le bien commun et l'accès aux ressources, la paix et la démilitarisation, le travail et l'autonomie économique des femmes, et la violence contre les femmes.

Il y a une forte contingence des féministes libérales dans un mouvement féministe à prédominance blanche qui concentrent leurs efforts sur la lutte pour briser le plafond de verre pour les femmes déjà privilégiées ,ainsi que les femmes qui choisissent, comme Hillary Clinton, des fonctions politiques. Pourtant, les féminismes qui sont originaires des organisations qui composent notre organe national de coordination aux États-Unis, par le biais de GGJ , font partie d’un mouvement de femmes de couleur appartenant à la classe ouvrière, par exemple : les travailleurs d’hôtellerie et de restauration, les ouvrières domestiques, les soignant.es, les ouvrières des vêtements, et les ouvrières de détail – dont la plupart ne sont pas conformes aux normes de genre.

Aux États-Unis, les queers féministes de couleur ont toujours lutté avec les discours dominants féministes autour de questions telles que la justice reproductive, la criminalisation des gens de couleur, et l'accès aux soins de santé. 

Dans cette tradition, nous continuons à contester le mouvement féministe dominant et à les implorer d’incorporer dans leurs discours une analyse de la façon donc les intersections de la race, la classe, le sexe, le genre  et la sexualité touchent les communautés de couleur différemment.

Par exemple, la solution à la violence que de nombreuses féministes traditionnels ont préconisée a été de plaider pour plus de police et de mesures punitives. Cependant, le système de justice pénale aux États-Unis a toujours ciblées les communautés de couleurs, en particulier les hommes noirs. La présence exagéré de la police dans les communautés de couleur a déchiré plusieurs  familles dans les communautés et a rendu la vie des femmes de couleur beaucoup plus difficile. Les féministes lesbiennes de couleur, comme Angela Davis, Barbara Smith et d'autres ont plaidé pour faire face aux problèmes centraux de la pauvreté qui engendrent la violence.

Nous souhaitons faire remarquer que, en particulier, en ce moment aux États-Unis, les femmes trans* de couleur luttent contre une épidémie d’harcèlement policier, criminalisation, et la violence motivée par la haine. Dans un rapport annuel de 2013, publiée par la Coalition nationale des programmes contre la violence, 72 % des victimes d’homicide motivés par la haine des personnes LGBTQ étaient des femmes trans*, et 89 %de ces victimes étaient des femmes de couleur[12]. Auteure et activiste transgenres Janet Mock note : «Celui-ci est lié à l'idée que les femmes ne sont pas valorisés, les gens de couleur ne sont pas valorisés, et les personnes transgenres sont souvent invalidés dans notre société. Alors, lorsque l’ensemble de toutes ces identités existe dans le corps d’un être humain, il y aura beaucoup de ciblage dirigé dans l'espace de cette personne. Il faudra une indignation nationale parce que personne ne protège ces êtres humains. » [13]

Les communautés LGBTQ de couleur construisent certaines des plus puissantes organisations populaires féministes aux États-Unis, y compris : The Transgender, Gender Variant, and Intersex Justice Project (TGIJP)(Le projet de  justice pour les personnes transgenre, sexe variant, et les Intersexués, El/ La Program Para TransLatinas (Le programme pour les transgenres Latina), The Audre Lorde Project (Le Projet D’Audre Lorde), FIERCE!  (Féroces !) et d’autres. Nous pensons que ces organisations pourraient être des membres alliés importants du chapitre américain de la Marche mondiale des femmes (MMF).

3.     Nous reconnaissons le rôle que le gouvernement Américain, les entreprises capitalistes, et les institutions sociales jouent dans la fomentation de la haine et de la violence envers les communautés LGBTQ dans les pays du Sud. 

Pendant que les mouvements LGBTQ aux États-Unis continuent de croître avec beaucoup de force et résistance et pendant que ces mouvements imposent des changements fondamentales pour étendre les droits des communautés LGBTQ, il y a toujours diverses institutions aux États-Unis qui continuent à investir dans la discrimination et la violence à travers le monde. En particulier, les mouvements de la branche politique de la droite qui sont pour beaucoup des chrétiens  fondamentalistes des Etats-Unis et qui ont commencé par  diriger leurs campagnes contre les personnes LGBT dans les pays du Sud, en particulier dans les pays en Afrique. 

Un film de l’année 2013 God Loves Uganda (Dieu aime l'Ouganda), documente comment l'organisation Américaine missionnaire de droite, The international House of Prayer (la Maison internationale de la prière), a joué un rôle central dans le soutien de l’Anti-Homosexuality Act (AHA) (la Loi  contre l’homosexualité) en Ouganda qui élargit  l’étendu de la criminalisation des relations homosexuelles en Ouganda pour inclure une peine de prison à vie, des amendes pour les personnes individuels, les entreprises, les organisations de médias, ou les organisations non-gouvernementales qui soutiennent les personnes gaies. Selon un rapport de Sexual Minorities Uganda (Minorités sexuelles en Ouganda) : « le passage de l'AHA a donné la permission pour la création d’une culture de l'homophobie extrême et violente, où les deux acteurs étatiques et non-étatiques sont libres de persécuter les personnes qui s’identifie avec la communauté LGBTQI[14] de l'Ouganda, en toute impunité», et a contribué à une augmentation massive des incidents homophobes.[15]

Conclusion

Aux États-Unis et autour du monde, le patriarcat et l'hétérosexisme ont éloigné les gens les uns des autres et continue à perpétuer la violence systémique qui nous affectent tous. Les idées qui deviennent des politiques et des lois  qui gouvernent le corps des femmes et leurs moyens d'existence sont les mêmes idées qui contrôlent la sexualité et le genre/sexe et qui tolère la violence envers les personnes qui ne sont pas conformes aux normes ou qui ne se reconnaissent pas dans les genres/sexe dits « naturels » ou « normal ».

Nous devons lier la libération LGBTQ et les quatre champs d'action de la Marche mondiale des femmes(MMF) pour le du bien commun, l'accès aux ressources, la paix et la démilitarisation, l’ouvrage et l'autonomie économique des femmes, et la violence contre les femmes, pour que nous puissions bien réfléchir à comment nous pouvons renforcer les connexions à des luttes LGBTQ dans les zones locales et régionales de nos mouvements particuliers. La construction de notre compréhension de la lutte des communautés LGBTQ ne nous détournera pas de notre travail, au contraire, elle la renforce. Comme l'a écrit Audre Lorde dans son livre Sister Outsider[16] (Sœur étrangère) : « La nécessité de l'unité est souvent mal nommée comme une nécessité pour l'homogénéité, et la vision féministe de femmes noire est souvent entendue comme une trahison de nos intérêts communs en tant que femmes ... Ce ne sont pas ces différences entre nous qui nous sépare. C’est plutôt notre refus de reconnaître ces différences et d'examiner les distorsions qui en résultent lorsqu’elle sont incompris, et leurs effets sur les attentes et le comportement humain ».

Nous espérons que ce document précise pourquoi nous croyons qu'il est important pour le mouvement de la Marche mondiale des femmes puisse inclure le mouvement LGBTQ comme une partie intégrante du mouvement féministe. Nous croyons qu'un mouvement féministe sans une analyse et une orientation autour des personnes LGBTQ est un mouvement qui ne sera pas en mesure de lutter contre le patriarcat et l'hétérosexisme. Dans la lutte contre le patriarcat et l'hétérosexisme, il est à nous de prendre des mesures jusqu'à ce que nous soyons toutes et tous libres. Nous savons qu'il y a beaucoup de militantes dans la Marche mondiale des femmes qui ont été activement engagés dans ce travail, et nous attendons la poursuite de dialogue dans l'intérêt de partagé ces apprentissages et avec les luttes communes de notre mouvement féministe inclusif.



[1]Transgenre est un terme pour les personnes dont l’identité, d'expression ou comportement est différente de ceux qui sont traditionnellement associés à leur sexe assigné à la naissance. Transgenre est un terme générique et est approprié pour les personnes non - transgenres à utiliser.

[2]« Queer » est un terme utilisé aux États-Unis comme un terme générique pour les personnes lesbiennes , gays, bisexuels , transgenres , et ceux qui ne savent pas ce qu'est la sexualité - également connu comme LGBTQ . Aux États-Unis, " Queer " est un mot récupéré par de nombreuses personnes dans la communauté LGBT ainsi que d'une identité politique. Cela signifie que le mot a été utilisé comme un terme péjoratif auparavant, mais a été récupéré par des gens LGBTQ qui ont pris de nouveau comme une forme d'autodétermination et l'autonomisation.

[3]Nous sommes familiers avec certains documents générés par les composants de la Marche Mondiale des Femmes concernant l'oppression des communautés LGBT  et le concept de la solidarité.

[4]Sexe  ou genre non-binaire est un comportement ou expression de genre par un individu qui ne correspond pas aux normes masculines et féminines genre. Un autre terme couramment utilisé de manière interchangeable avec le sexe non-conforme est transgenres.

[5] Lesbophobie (un terme utilisé dans la MMF), composé de diverses formes de négativité envers les lesbiennes en tant qu'individus, en tant que couples, ou comme un groupe social - y compris les préjugés, la discrimination et la violence, en plus des attitudes et des sentiments allant de dédain à l'hostilité.

[6] Intersectionnalité ne signifie pas que nous nous battons tous les fronts de lutte, à tout moment, cela signifie plutôt que nous comprenions les causes profondes de l'oppression à tout moment et la façon dont ils se manifestent de différentes façons dans la vie des gens.

[7] L'hétérosexisme est le système d'oppression des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles basée sur l'homophobie. Il comprend ces trois éléments: 1) l'hypothèse que toutes les personnes sont hétérosexuelles. 2) Les préjugés et la discrimination contre les personnes LGBT qui sont basées sur l'hypothèse que l'hétérosexualité est la seule orientation sexuelle «normale» et donc préférable. 3) affichage systémique de l'homophobie dans les institutions sociales, les lois et les politiques en excluant les besoins, les préoccupations et les expériences de vie des personnes qui sont LGBT.

[8] L'homophobie est une gamme d'attitudes et de sentiments négatifs envers l'homosexualité ou les personnes qui sont identifiées ou perçues comme étant lesbiennes, gays, bisexuelles ou transgenres (LGBT). Il peut être exprimé en antipathie, le mépris, les préjugés, l'aversion, ou la haine, peut être fondée sur la peur irrationnelle, et est parfois lié à des croyances religieuses.

[9] Transphobie est tout préjudice et de discrimination dirigée vers transgenres ou transsexuels. Cela prend aussi la forme de l'exclusion du logement de l'emploi, les soins de santé, et les ressources critiques, ainsi que les discours de haine ou de crimes haineux contre les personnes transgenres.

[10] Inédit "Notes sur la compréhension de la répression des homosexuels personnes sous l'impérialisme" (Juin 2003), Lian Hurst Mann, auteur principal, avec Layla Welborn et KirtiBaranwal pour le Centre de Stratégie Ouvrage/ Communauté. lianmann@gmail.com

[11]Lorde, Audre. "Âge, la race, la classe et le sexe. Les femmes qui Redéfinit la Différence" Sister Outsider: Essais et discours. Ed. Audre Lorde & Cheryl Clarke. Berkeley, CA: Traversée, 2007. 114-123. Imprimer.

[12]http://www.huffingtonpost.com/news/transgender-women-of-color/

[13]http://janetmock.com/2015/02/16/six-trans-women-killed-this-year/

[14] Le I dans LGBTQI signifie «intersexué» - les personnes intersexuées naissent avec des organes génitaux externes ambigus. De personnes intersexuées ont des identités de genre/sexe qui varient. La plupart identifient comme soit une femme ou un homme, tandis que certains peuvent identifier comme ni exclusivement  femme ou  homme. Certaines personnes intersexuées peuvent être élevées par leur parents en tant que femme ou homme, mais identifient avec une autre identité de genre plus tard dans la vie.

[16]Lorde, Audre. "Âge, la race, la classe et le sexe. Les femmes qui Redéfinit la Différence" Sister Outsider: Essais et discours. Ed. Audre Lorde & Cheryl Clarke. Berkeley, CA: Traversée, 2007. 114-123. Imprimer.


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