De la revendication à la résistance !

La Marche mondiale des femmes est désormais un mouvement international avec des assisses dans plus de 50 pays et territoires.

Pour cette quatrième édition, la Marche mondiale des femmes a donné rendez-vous aux féministes du monde autour du thème « Libérons nos corps, notre Terre et nos territoires ». 

Mais, libérons de qui et de quoi ? Qu’entendons-nous par territoires ? Le corps des femmes est-il sous l’emprise d’un contrôle quelconque ? Quelles différences y a-t-il entre Terre et territoires ?

Associés à un processus d’éducation populaire devant générer une lecture critique et politisée chez les militantes, ces thèmes visent une meilleure compréhensiondes systèmes d’oppression qui agissent dans la vie des femmes.

Pour une petite histoire des revendications

Lors des précédentes éditions, les militantes de la MMF au Québec ont travaillé à identifier des revendications à présenter aux gouvernements en place. À partir de ces revendications, les militantes de la Marche organisaient différentes types d’actions pour les faire connaître, créer des mobilisations et faire pression sur les gouvernements.

En 2015, les militantes optent pour une approche différente basée sur une démarche d’éducation populaire qui oriente les actions de la MMF au Québec et qui permet de mettre de l’avant les résistances et les alternatives créées par les femmes pour s’opposer aux systèmes d’oppressions et créer des rapports plus égalitaires et justes entre les femmes et les hommes, entres les femmes elles-mêmes et entres les peuples.

Un rapport différent à l’État

Les États ne se posent plus comme garant des droits de ses citoyen.nes. Ils se préoccupent de moins en moins du bien commun pour se mettre au service des entreprises privées et participent activement au processus de mondialisation capitaliste et patriarcale de l’économie de production et de consommation. Les femmes de partout dans le monde sont soumises aux diktats de l’austérité et de l’économie, aux reculs de leurs droits et, même, de leurs acquis.Il urge de modifier notre perspective et nos actions.

Devant cette réalité, la coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes a donc proposé de nouvelles stratégies afin de bâtir une solidarité, soient :

  • l’éducation populaire,
  • le développement d’alliances,
  • l’action directe et autres actions de résistance et
  • le développement d’alternatives pour un projet de société féministe. 

Ainsi, nous ne comptons plus sur l’État et les différents gouvernements dans la réalisation de notre projet de société. Ainsi, nous prenons acte du désengagement des autorités dans la réalisation de l’égalité, de la justice, de la solidarité, et de toutes les valeurs qui fondent le mouvement planétaire qu’est la Marche mondiale des femmes et la Charte mondiale des femmes pour l’humanité qu’elle a mise de l’avant.

De nouvelles stratégies

L’édition 2015 de la Marche mondiale des femmes se veut donc un vaste exercice d’apprivoisement d’une politique de résistance, où les femmes confrontent leurs peurs de déplaire, de choquer ou de se faire rejeter. Notre capacité à résister aux chaînes mentales de l’oppression dépend des solidarités que nous créons entre nous.

Nous appelons désormais les féministes de partout dans le monde à inscrire leur action dans la RÉSISTANCE. Par l’ÉDUCATION POLULAIRE, le développement D’ALLIANCES et l’ACTION DIRECTE, nous pensons que nous saurons mieux nous outiller et nous inspirer pour le développement d’ALTERNATIVES permettant la réalisation d’un véritable PROJET DE SOCIÉTÉ FÉMINISTE tel que défini par la Charte mondiale des femmes pour l’humanité.

Ce travail de fond ne peut se faire sans la participation active de toutes celles qui croient qu’un monde sans violence, sain et égalitaire est possible. L’appropriation des messages politiques et des valeurs qu’ils impliquent, l’appropriation de l’espace public pour y faire entendre nos messages qui dérangent, voilà ce que vous propose la coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes pour cette quatrième édition.

Interpeller les personnes, actrices du changement, plutôt que les structures.

Résister plutôt que revendiquer !

Soyez des nôtres ! Partagez notre appel à la résistance

Documents à télécharger

Appel à la résistance: PDF [100KO] / DOCX [59KO]


Laissez le premier commentaire !

Veuillez consulter votre boîte de réception pour un courriel avec le lien d'activation pour votre compte.
Calendrier des actions Déclaration contre les oléoducs